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ITURI/Insécurité:«la réconciliation entre les communautés, une autre approche non négligeable», selon Khassim Diagne

Le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU en RDC, chargé des Opérations et de Protection, Khassim Diagne, arrivé ce mercredi en début d’après-midi à Bunia en Ituri, a été reçu en audience par le Gouverneur militaire de province. Avec le General Johnny Nkashama, les deux personnalités ont une heure durant, fait le tour de la situation sécuritaire dans l’Ituri marquée par des tueries quotidiennes perpétrées par des groupes armés, indique la division publique de l’information de la MONUSCO en Ituri.

Pour cette visite de 24 heures en Ituri, la deuxième depuis sa prise de fonction il y a à peine 4 mois, Khassim Diagne arrive cette fois dans un contexte particulier. C’est en effet depuis le 6 mai dernier que la province vit sous un régime d’état de siège, décrété par le Chef de l’État congolais pour éradiquer les groupes armés qui endeuillent l’Ituri.
Dans la nuit du 30 au 31 mai dernier, une cinquantaine de civils ont ainsi été massacrés par des assaillants identifiés aux ADF à Boga et Tchabi dans le sud du territoire d’Irumu. Plus récemment, depuis samedi 12 juin, le centre de Fataki à 85 kms de Bunia dans le territoire de Djugu est le théâtre d’affrontements entre les FARDC et des miliciens de la Codeco.

Khassim Diagne a affirmé être venu à Bunia pour discuter avec le Gouverneur militaire de la meilleure façon dont la Mission peut supporter les efforts de l’armée afin qu’elle puisse remplir sa mission. Mais pas seulement.

« Je suis venu présenter toute ma solidarité et ma sympathie, mes condoléances les plus sincères au gouverneur, à l’ensemble de l’administration de la Province ainsi qu’aux populations ituriennes, à la suite des récentes attaques dans la nuit du 30 au 31 mai, dans les localités de Tchabi et de Boga. Comme vous le savez, ces tueries ont été condamné au plus haut de la hiérarchie Onusienne, et le Secrétaire général des Nations Unies a condamné ces tueries, et donc réitérer au gouvernement et aux autorités militaires et civiles, la disponibilité des Nations Unies et de la MONUSCO, présente ici aujourd’hui, à accompagner les efforts du gouvernement congolais et de sécurité pour enfin neutraliser ces groupes armés. C’est vraiment une visite de solidarité et de compassion, et également de soutien à l’action des autorités et de la Province. Je rends un vibrant hommage, ce n’est pas un travail facile, dans un terrain difficile, ce combat qu’ils mènent avec les forces asymétriques, pour venir à bout de ces forces négatives ».

Interrogé sur ce que peut apporter de plus la MONUSCO pour aider les autorités à gagner ce combat, Khassim Diagne a rappelé :

« Le mandat de protection est un acte souverain donc, la première responsabilité de protection des civils incombe aux autorités congolaises ; la MONUSCO est là en renfort, en soutien. Nous organisons des patrouilles, nous donnons un soutien logistique et au point de vue opérationnel face aux autorités congolaises, nous mutualisons nos efforts, pour pouvoir protéger la population, ce n’est pas une tâche facile, les défis sont là, mais nous faisons ce que nous pouvons avec les moyens dont nous disposons, pour accompagner les forces congolaises ».

Pour conclure, Khassim Diagne estime que le « tout militaire » ne devrait pas être la seule option pour une paix durable. Pour lui, il faut privilégier d’autres approches, communautaire par exemple, pour accompagner les opérations militaires pendant cet état de siège et ainsi espérer une paix pérenne. La MONUSCO y apporte son soutien.

« Dans toute approche évidemment, il faut combiner plusieurs aspects. Les opérations militaires doivent se passer, mais nous venons aussi en renfort … La MONUSCO, avec la Force qui est composée de militaires, et aussi ses composantes civiles : les Affaires politiques, les Affaires civiles, les Droits de l’homme, la Protection de l’Enfant, comme je l’ai dit tout à l’heure, mobiliser tous ces éléments-là, pour venir en soutien pour que les communautés elles aussi puissent se réconcilier, parce qu’il est important que les communautés se réconcilient et véhiculent le message de paix, car sans la paix, rien ne vas se passer ».

Khassim Diagne va quitter Bunia ce jeudi pour Tchabi où il va boucler sa visite en Ituri.

Rédaction

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