Haut-Uele/artisanat minier: »il faut organiser les lois pour assainir le secteur »,pense le gouverneur

Le gouverneur de la province du Haut-Uele, Christophe Baseane Nangaa , a samedi 01 août 2020, tenu sa première conférence de presse à Watsa, territoire portant le même nom.

Ce, au terme de la fin de sa mission dans cet territoire réputé capitale économique de la province depuis le 23 juillet dernier.

Dans ce face à face avec la presse, Christophe Nangaa a indiqué que l’or artisanal échappe au contrôle de l’Etat.

Plusieurs défis ,dont la traçabilité de l’or , sa commercialisation et exportation échappe au contrôle de la province.

 » l’or produit artisanalement dans notre province échappe au contrôle de l’Etat, cet or ne profite pas à la province et c’est difficile de le tracer au stade actuel. Il faut aussi une clarification au terme de la loi, même les chefs de village font des contrats avec des gens et tous celà par moment accompagner par la division des mines . Le secteur de l’or est très complexe . C’est ici l’occasion de lancer un appel officiel aux investisseurs de venir acheter l’or dans le Haut-Uele. »

Pour le gouverneur de province, il faut que la province ait sa vraie autonomie car a-t-il poursuivit, il y’a des ordres qui viennent d’en haut, les espaces miniers s’acquièrent à Kinshasa, et c’est la province qui en subit l’exécution.

Christophe Nangaa prend comme exemple, de l’agrément d’une coopérative minière qui se fait à Kinshasa avec lenteur de traitement des dossiers pendant que pour l’industriel passe rapidement.

D’un haut ton, Christophe se décharge sur le législateur qui doit revoir les lois.

Déjà en janvier 2020, l’organisation non gouvernementale, le Réseau des Environnementalistes et Communicateurs des Ressources Naturelles, RECOREN en sigle , spécialisée dans la thématique ressources naturelles, a dans son rapport de 2019 d’environ 10 pages relevé plusieurs défis dans l’exploitation de l’or artisanal dans cette province minière.

Voici le condensé de son rapport consulté par le coq de l’est :

  1. Défis lié à la légalité des sites

Pas des sites qualifiés et validés,
Les coopératives minières n’ont pas suffisamment des ZEAs viables,
Peu des données sur la production et celles qui existent sont peu fiables,
L’inexistence d’un répertoire fiable des opérateurs miniers artisanaux,
Difficulté de contrôler la chaîne de production aurifère,..

  1. Défis liés à l’organisation des travaux

Faible renforcement de capacités (sur les techniques et méthodes d’exploitation minières artisanales) des agents des services spécialisés de l’Etat,
Nombre insignifiant des agents étatiques sur terrain capables d’apporter une assistance technique aux creuseurs,
Résistance des exploitants miniers dans la mise en application des directives techniques,
Le non respect par les exploitants artisanaux des normes de la protection de l’environnement minier,
Les éboulements dus au dépassement de la profondeur légale d’exploitation minière artisanale ,
Fréquentation des sites miniers des femmes enceintes, enfants mineurs d’âge ainsique la présence des forces de l’ordre dans les mines,…

Cette ONG de la société civile spécialisée en RSE a même dans son rapport annuel donné des pistes de solution.

Vous pouvez lire le rapport sur ce lien.

Chimène YOKOBA

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