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Haut-Uele: Fêtes de fin d’année , les marchés s’animent, Jouets et objets décoratifs dament le pion, les églises font affaire

Après quelques jours des fêtes de Noël, a l’approche de Nouvel an, une certaine ambiance est observée au dans les principaux marchés du Haut-Uélé.

De commerçants proposent jouets et habits pour enfants même sur les trottoirs de la ville.

Des jeux d’enfants ornent les entrées de plusieurs marchés, hôtels , terrasses et restaurants.

Des commerces qui vendent habituellement nourriture et habits proposent actuellement des accessoires pour la décoration.

Malgré tout, plusieurs vendeurs rencontrés dans les marchés de Watsa, isiro-ville et ailleurs par les reporter de le coq de l’Est se plaignent de ne pas faire de bonnes affaires.

« Nous ne faisons pas encore de bonnes recettes. Depuis que je suis là, je n’ai pas encore vendu même un habit 1.000 francs congolais [0,8 dollar américain] », raconte un commerçant, dépité.

Certains parents rencontrés aux marchés en train de s’informer des prix des produits affirment attendre d’être payés pour faire des achats de bonne année, ayant raté l’occasion de la Noël.

D’autres ont acheté et achètent encore des presents et habits pour leurs enfants enfin de bien fêter le nouvel an.

Tout ce monde se trouve dans les principaux marchés de Dura-Duembe et Watsa qui s’animent comme c’est souvent le cas à cette période de l’année.

Sur les artères de la ville d’Isiro, de la cité de Watsa , comme indique également notre répondant à Dungu, ce sont aussi les habituels embouteillages auxquels sont soumis les usagers.

COMMERCANT ATTEND CLIENT, LES EGLISES FONT AFFAIRE

Dans deux jours, c’est la fête de nouvel an. Une semaine après celle de la Noël. L’accueil de la nouvelle année ne se fait pas sans préparatifs pour égayer peu son quotidien. Et pour ce faire, il n’y a pas meilleur endroit que les marchés de Duembe, Durba centre, Watsa-Moku, Dungu-Abba,…lieux de commerce par excellence et où se concentrent la quasi-totalité du peuple festif et même des populations des régions de l’Intérieur pour faire des achats.

Nous sommes au marché ‘’Duembe’’ espace situé à proximité du marché de Durba, à environs un kilomètre , en territoire de Watsa, l’équipe du journal le coq de l’est est descendu sur le lieu. Un vendeur de vêtements nous accoste. « Madame, Monsieur, voilà ça (il nous tend un pantalon Jean), vous voulez des friperies ? Allons ! Mon magasin est juste derrière », nous intime -t-il. Nous déclinons l’offre. Le jeune vendeur n’insiste pas.

Quelques centimètres plus loin, c’est le même scénario, plusieurs tentent de nous faire visiter leurs magasins de vêtements et de chaussures. A nouveau, nous feignons de ne pas les voir et ils nous laissent aussitôt tranquille.

Étonnant, pour celui qui est un habitué de ce marché. De fait, ces commerçants à la recherche de clients sur les routes sont habituellement des ‘’ puces ‘’ qui ne lâchent pas aussi facilement leurs proies. C’est qu’à la veille des fêtes de fin d’année, ces vendeurs affichent une sérénité déconcertante auprès des clients.

Durant tout le périple, Duembe , appelé aussi Surur Bourg, un marché réputé régional connaît son ambiance de tous les jours. Chose bizarre, le marché ne grouille vraiment pas de son monde ‘’fou’’ des fêtes de fin d’année. Vendeurs (ses) de chaussures, de vêtements, de bijoux, tresseuses etc, semblent se tourner les pouces. Tant les potentiels clients viennent au compte-goutte. Nous décidons d’investiguer sur les allées vers les magasins au sud et place des habits usagers, réputé fourmiller de monde en ces périodes de fêtes . eih !

Il est déjà 11 h 05, dimanche 29 décembre et ce n’est pas la grande affluence sur cette voie que piétons et automobilistes se disputent. Des panneaux de régulation  » Déviation, Sens unique ». Ici, les éléments de la police ont un marché, lequel? Celui de vous laisser continuer sans respecter la déviation en sens unique. Connaissez-vous le résultat de ce marché ? Saisie de la moto, direction le poste de police de Groupe Mobile d’intervention, là, c’est une amende transactionnelle pour libérer la moto.

Au marché , C’est Jackson qui tient une bijouterie qui se jette à l’eau. « Tu les (clients) vois peut-être nombreux comme ça dans les rues, ils sont venus remplir Duembe, mais ils sont combien qui achètent nos marchandises », se désole le jeune vendeur. « Je n’ai pas besoin de te faire un dessin, toi-même regarde il y a combien de clients dans mon magasin où tu te tiens », se fâche- t-il.

Pour Jackson, c’est clair, les fêtes de fin d’année ne s’annoncent pas bonnes pour son patron et lui. Ils ne vont pas faire affaire cette année.

Même son de cloche chez cette dame, qui sous le couvert de l’anonymat, nous a presque rabroué. « Il ne faudrait pas qu’on se voile la face, tout est devenu cher. Il n’y a pas d’affluence. Je ne peux même pas parler de bénéfices, ma marchandise à de la peine à bouger », déplore cette mère de famille qui depuis 5 ans tient une échoppe de vêtements pour enfants sur ladite ligne depuis l’ouverture de ce marché.

Questionnée sur le mois qui n’est pas encore achevée, elle répond que ce sont des histoires. « Avant, quand on dit fêtes de fin d’année, depuis Octobre et Novembre, les gens se bousculent à Duembe ici. Mais cette année, rien » et d’ajouter que le pouvoir en place y est pour quelque chose.

Du côté des tresseuses et vendeuses de mèches, l’heure n’était pas au discours, il n’y avait pas de clientes. Les tresseuses installées au ‘’ boulevard’’ pour ne pas trop s’ennuyer s’occupaient à monter des perruques qu’elles proposeront à la revente.

Plus loin, à quelques encablures de ce marché et ses collègues se disaient optimistes. « C’est un peu trop tôt pour se prononcer, vous savez les cheveux, ce n’est pas comme les vêtements. Les clientes viendront certainement à l’approche de la fête comme fut le cas, la nuit du 24 décembre pour arborer des coiffures neuves. C’est très important », lance Fatou.

Jouets et objets décoratifs dament le pion

Si les habilleurs se plaignent de leur business en ces veilles de fête de nouvel an, l’unique occasion, on ne peut pas en dire autant chez les vendeurs de jouets et autres objets décoratifs. Même si là-bas encore les clients ne pressent pas vraiment les pas.

« Vous observez avec moi, qu’il n’y a pas de bousculade aujourd’hui. Cette année, l’affluence a commencé depuis le début du mois de décembre et même bien avant. Nous avons fait une remise sur tous nos articles, À la Noël, nous avons plus vendu, surtout les jouets pour permettre à toutes les bourses de se faire plaisir pendant les fêtes», a indiqué un responsable du rayon jouets au magasin ‘’Chic Shop’’, M. Aubin, surnommé RIC-ROC.

Il a fait également savoir que les parents ont un goût prononcé pour les objets décoratifs (guirlandes, boules de neige, sapins etc) « Ces objets s’arrachent comme des petits pains ».

Ce que nous constatons effectivement. Pour les petites filles, les parents sont plus portés vers les jeux éducatifs et les dinettes à cause de leur prix abordable. « C’est pour inculquer à mes filles le goût de la cuisine dès le bas-âge », a déclaré une jeune maman qui dit ne pas aimer les poupées et autres coquetteries.

Contrairement à ceux qui se plaignent de la cherté de la vie, on semble ne pas faire de calcul quand il s’agit d’offrir des cadeaux de Noël et nouvel an aux tout-petits. C’est le cas de Mme Jeannette venue de Wanga Plantation rencontrée sur le marché pour faire ses achats. « Je compte acheter des cadeaux pour mes deux garçons comme était également à la Noël à hauteur de 50.000 FC, mais je crois que j’ai excédé ce montant », nous raconte- t-elle en nous présentant un panier plein à craquer.

Dans un autre rayon, une mère s’est résignée à débourser la somme de 62.000 FC pour faire plaisir à son môme excité à la vue d’un vélo. D’autres clients, comme Mademoiselle Adoration s’affairaient à acheter des produits de beauté pour satisfaire la commande pour son magasin de cosmétique à TORA.

Afin de contenir le flot de clients, la boutique dans laquelle travaille Tonton Mbale a Watsa à revue à la hausse son personnel qui est passé juste pour la période des fêtes de 2 à 4 employés.

A la Kermesse , un centre récréatif initié à la communauté par Kibaligoldmines, là, c’est le loisir , des stands et espaces d’accueil aménagés pour clients,  » Ici, On boit, on danse en fait on s’amuse aussi  » explique un travailleur de Kibaligoldmines qui s’egaie de son congé.

(Nous reviendrons sur la recette de la kermesse dans nos prochaines publications).

Les Eglises font affaire

Les fêtes de fin d’année ne suscitent plus une réelle effervescence comme c’était le cas dans le passé à Watsa, Isiro-Ville et ailleurs.

Des populations de Watsa préfèrent de plus en plus vivre ces moments dans la sobriété (petite fête en famille ou entre amis) ou dans le recueillement. On n’hésite pas pour certains à dépenser de l’argent pour confier la fin de l’année à Dieu. Temps de jeûne, retraites spirituelles allant de 15.000 à 20.000 Fc ou peut-être plus.

Les Eglises toutes tendances confondues ne manquent pas d’imagination, pour orienter leurs fidèles vers ce qui constitue pour elles ‘’l’essentiel’’. Se protéger des forces du mal. Des thèmes ou sujets tout aussi ingénieux rivalisent pour attirer du beau monde.

« Toute l’année, nous organisons des temps de prière, c’est vrai l’accent est mis sur le mois de décembre, parce que c’est le dernier de l’année. Et beaucoup d’Esprits maléfiques se déchaînent. C’est toujours bon de protéger sa propre vie, ses affaires et celles de sa famille » se défend le responsable d’un ministère évangélique sous l’anonymat.

« On avait annoncé ma mort pour le 30 novembre, je suis vivant à ce jour. C’est très important de confier ce dernier virage vers 2020 à Dieu », a relaté fervent chrétien rencontrée dans une communauté des églises de réveil.

Pendant ce temps , un renforcement de dispositif sécuritaire

Le commandant territorial ,chargé des operations, au commissariat de la police de Watsa et Faradje, le colonel Eric Byamungu dont ses propos ont été relayés par orientalinfo.net, a ordonné aux policiers d’intensifier les patrouilles de surveillance dans la cité et d’autres centres.

Citant le confrère, Il a affirmé que cette mesure vise à dissuader les malfaiteurs et prévenir les cas d’insécurité et de trouble à l‘ordre public durant la période des fêtes de fin d’année.

Visiblement, les unités de police occupent des points stratégiques et sensibles de la cité durant la même période.

 » la police nous a bien sécurisé en fête de Noël, nous osons croire que ça sera autant pour la fête de nouvel an » témoigne un habitant de la cité de Watsa.

 » La police dans sa mission de proximité sera déployée sur terrain pour dissuader les hommes qui seraient tentés d’extorquer ou des voler des biens de la population » avait dit Éric Byamungu.

Dieu Merci THUAMBE

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