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EDUCATION : Ventes des kits scolaires, une décision en souffrance assimilée à l’extravagance dans la tenue scolaire, cas de la sous-division de Watsa, en province du Haut Uele

Il est facile de remarquer qu’actuellement la jeunesse est confrontée au modernisme qui l’aveugle dans l’usage de la tenue scolaire. Parmi tant d’autres, la mode est l’un des domaines qui attire plus la jeunesse et s’inspire énormément des cultures étrangères via internet, série télévisée, réseaux sociaux… que celle de la tradition, celle-ci considérée comme étant démodée. Ainsi, la jeunesse de Watsa, congolaise en général a du mal à s’habiller décemment.

Malheureusement, les élèves au sein des écoles primaires et secondaires se servent de leurs

uniformes pour de fin séductrice. Ce qui faciliterait les relations amoureuses entre enseignant(e) et élève, entre élève et élève si l’on ne fait pas attention.

Dans les années 1970, l’institution de l’uniforme scolaire avait pour but essentiel de mettre fin aux clivages sociaux entre les enfants des riches et les autres ou encore les plus démunis. Car, par manque de beaux habits, certains élèves étaient frustrés, et cela laissait peut-être paraître le statut social de leurs parents.

A cet effet, pour éviter que la plupart d’élèves n’assistent plus bien aux enseignements, ou que

d’autres fassent l’école buissonnière, la tenue ou l’uniforme scolaire permet également de distinguer un écolier d’un collégien, voire d’un lycéen.

L’uniforme permet à ce qu’il n’y ait pas de concurrence entre élève. Il est beaucoup plus

intéressant quand c’est l’établissement qui donne un modèle de l’uniforme à coudre, où on précise la longueur de la jupe, de la chemise… dans le billet de vacances à la fin de l’année scolaire. D’où, chaque élève doit prendre en compte ces instructions avant

CONFUSION DANS LES ECOLES PRIVEES, LE CAS DE WATSA

Aujourd’hui, avec la prolifération des écoles privées dans la sous-division de Watsa, la tenue scolaire a perdu sa valeur de jadis et occasionne de vraies confusions dans les établissements scolaires, dans les quartiers, voir dans la société toute entière avec des agissements pouvant conduire à des actes « anti scolaires », si bien qu’il est difficile de dire que tel élève fréquente telle école et est à telle classe.

Pour arrêter cette confusion, certaines écoles privées ont même changé les couleurs, devenues le port obligatoire au moins une fois par semaine par leurs élèves et cela a recréé sans nul doute la mauvaise ambiance des années avant 1970. Soulignons que, dans certaines écoles, des groupes d’élèves se forment pour faire de la tenue scolaire un véritable élément de Sape, avec des accoutrements extravagants qui heurtent même la pudeur. Est-ce le rôle qu’avait la tenue scolaire autrefois ? que font les parents ? et les éducateurs ?

Pire, l’indécence de la tenue scolaire s’illustre par des jupes courtes qui servent leur postérieur,

d’autres mettent des jupes courtes évasées au point qu’à un moindre mouvement on peut voir l’invisible. Elles mettent des chemises qui laissent voir les seins, autrement dit » A KANGA DADY », elles se servent des modèles des tenues prêt-à-porter extravagantes pour coudre les uniformes. Elles arborent une chevelure extravagante avec des Cabelos, mèches de couleur vive et attirante. Pendant ce temps, les hommes, de leur côté, se prennent pour des stars. Ils sont actuellement appelés « jeune swag ». Ils viennent à l’école avec des pantalons uniformes qui serrent le corps jusqu’au pied où on est touché par des gigantesques baskets aux couleurs frappantes… Ainsi, ces confusions qui tendent à se généraliser créent de nombreux cas d’indiscipline chez les enfants. D’abord au niveau familial, ensuite dans la société et enfin à l’école.

VENTE ET L’ACHAT DES BIENS SCOLAIRES

Le Gouvernement via le ministère de l’Enseignement primaire secondaire interdit la vente d’uniformes et autres fournitures scolaires dans les écoles. Et pourtant sur terrain, cette pratique continue et les parents se plaignent même des prix élevés de ces objets par rapport à ceux vendus dans les marchés. L’achat de l’uniforme dans la plupart des écoles de Watsa, font l’objet d’inscription ou confirmer l’inscription d’un enfant, les parents doivent acheter l’uniforme ailleurs, même si la pratique n’est pas encore adoptée à Watsa, si le pouvoir n’intervient pas il arrivera certes par l’exigence d’achat des stylos, des crayons et des pagnes appelés « Tenue de fête de l’école », la tenue de gymnastique…

Certains responsables d’école soulignent que les prix des fournitures scolaires ont été discutés avec les comités de parents avant d’être fixés. Selon eux, leurs uniformes vendus sont avantageux parce qu’ils portent le cachet de l’école. Mais, la plupart des parents s’inquiètent de ce système qui continue à s’appliquer dans les écoles. Ils affirment avoir du mal à réunir ces frais qu’ils jugent exorbitants. Bien que le cas en examen visent plus les écoles privées, d’autres responsables de ces écoles privées contactés  affirment que sans ses uniformes disponibles à l’école certains parents menaçaient même de déplacer leurs enfants aux écoles dans lesquelles ils trouveront les uniformes, ces derniers obligés de faire de lobbying ça et là en fin de servir les parents d’élèves aussi dans l’objectif de contribuer au marketing de leurs école de maintenir leurs effectifs, ce qui pour la suite augmenterait l’enveloppe du personnel.

Un parent regrette par contre que les uniformes vendus dans ces établissements ne soient pas de bonne qualité. Parfois sont des chemises ou des blouses mal cousues avec un tissu de mauvaise qualité mais vendues à un prix supérieur à celui du marché. Tout ce qui motive ces gestionnaires d’écoles, c’est l’argent. Elle affirme que, ces pratiques se font même dans les écoles prestigieuses gérées par les grandes personnalités de la contrée.

L’uniforme à l’Ecole est républicain. Il est le symbole fort de l’égalité des chances. Il est une forme de fraternité scolaire, et une liberté, en réglant uniformément pour tout le monde avec plusieurs avantages notamment ; la création d’un sentiment d’appartenance, encouragement de

l’esprit d’équipe, réduction de l’écart entre les classes sociales, rehausser le niveau de sécurité

(Faciliter l’identification des intrus) et Enrayer l’indécence, Redorer l’image de l’établissement

ainsi que la promouvoir de la consommation saine et non la surconsommation.

LA REUSSITE COUTE QUE COUTE

A Watsa-Durba, les élèves ne se sacrifient plus pour leurs propres études. La concurrence n’y est plus dans le chef des élèves, car ils se disent entre eux : « Que tu sois le premier de la classe ou pas, on se retrouvera à la classe suivante l’année prochaine». Seuls les commandants de bord continuent leurs courses, c’est-à-dire les 10 premiers de la classe. Le reste ne tient aucun cas de la concurrence au travail. Tout le monde passe de classe, un critère de

délibération dans une école peut être favorable dans une autre école. D’où, avec 50% non

délibérable dans une école, peut être délibérable dans une autre école.

Dans la même veine, il faut ajouter ceux qui falsifient des bulletins, pour changer d’école. Et

sont bien accueillis par ces dernières moyennant un sou. Très souvent, ce sont des inscriptions de l’année terminale qui sont plus sollicitées. Ces soit disant finalistes vont se chercher un diplôme d’Etat, en allant vers les écoles réputées avec des résultats 100 % chaque année. Ainsi, les élèves se contentent du tapage scolaire, par la tenue v e s t ime n t a i r e e x t r a v a g a n t e , l ‘ é c o l e buissonnière…, en étant conscient que l’année qui suivra, il passera de classe sans souci avec le fameux slogan « l’année passe, on passe ».

Par ADUBANG’O THUAMBE Dieu Merci