Mahagi-Covid-19: Un cas positif, silence du gouvernement dans sa prise en charge et suivi

Le territoire de mahagi, situé à l’extrême Nord-Est de la république démocratique, à environs 180 kilomètres de la ville de Bunia, chef-lieu des institutions provinciales de l’Ituri a connu son premier cas de Corona Virus le mardi 07 juillet 2020.

Depuis début juillet déjà , un reporter de lecoqdest.com est descendu sur le lieu pour s’enquérir de la situation des rumeurs et alertes dans ce coin du pays.

Le constat sur place faisait état d’un laxisme dans la gestion de cas d’alerte du côté des gouvernants. Les cellules techniques font leur travail mais sans un appui conséquent de ceux qui en ont la charge. La constitution du pays, étant lois fondamentales est claire » le peuple congolais a droit a une saine santé « .

Sur place à Mahagi, une équipe d’urgence s’était constituée pour barrer la route à cette pandémie mais sans une assistance, le gouvernement tant provincial que national n’ont pas songé au cas de Mahagi déclaré positif.

Dans le non encadrement des cas d’alerte, les rues et ruelles de Mahagi racontent que cette maladie est politique.

Ce cas positif est isolé et les contacts sont suivis par l’équipe nous a confié le médecin du centre de référence de Mahagi ,chargé de suivi épidémiologique au sein de l’équipe d’urgence de riposte.

A part la formation qu’a bénéficié les membres de cette équipe d’urgence à Mahagi de la part de la Direction Provinciale de la Santé en début de la déclaration de l’Etat d’urgence, aucune autre autorité Médico-politique ne tourne le visage pour l’accompagnement des centres de santé retenus pour la gestion de cas d’alerte et l’appui de l’équipe en pied d’oeuvre.

Aujourd’hui avec un cas positif, mahagi ne dispose pas d’un bâtiment approprié d’isolement de ce cas, le malade exposé dans un logis dont les conditions d’isolement ne sont pas réunies, pas d’équipements de protection individuelle de cas positif et même le corps soignant, pas de chloroquine et autres médicaments pour le suivi permanent de son cas. L’unique dose de la choloquine qui le sert est un don d’un individu , fervent chrétien catholique. Et si la dose unique s’épuise ? Seul Dieu le sait, s’est interrogé un technicien de la santé qui plaide pour l’intervention urgente de cas de COVID-19 à Mahagi pour sauver les autres âmes.

Du côté de la douane, la statistique nationale de l’équipe de surveillance épidémiologique prouve qu’en date du 07 juillet 21 personnes ont franchi la frontière et ont été Screnées au poste frontalier de Mahagi dont 11 à la sortie et 10 à l’entrée. Une statistique faible suivant l’observation de notre reporter sur place car au poste d’Ambere, et la jonction d’une contrebande près de la grande barrière d’Anzida laisse accéder les personnes sans contrôle, ce qui constitue un risque permanent pour Mahagi, une option que les responsables de la douane à Mahagi n’ont ni confirmé ou infirmé ,mais promettent vérifier et sanctionner ceux qui sont impliqués de loin ou de près dans cette violation de décision de l’État d’urgence.

Un questionnement simple peut aider les autorités douanières et politiques pour arrêter ces mouvements incontrôlés: si les frontières sont fermées comment les bières ougandaises(Nile, Chairman, Club,…) sont consommées à Mahagi sans épuisement de stock depuis mars? Par quel beach ou axes franchissent ses marchandises? La monnaie ougandaise circule librement à Mahagi, bien que certains produits ougandais consommés localement ont haussé le prix, mais pourquoi pas de rupture de stock ?

La vigilance oblige, indque l’administrateur Assistant en charge de l’économie, finances et développement, qui note qu’à ce stage la population est appelé aux stricts respects des règles d’hygiène. A Nyirumbe d’ajouter que l’économie locale est ébranlée depuis l’Etat d’urgence.

Les personnes que nous avons rencontré à Mahagi ne reconnaissent presque pas la présence de ce cas de COVID-19 sur un chauffeur testé positif venu de l’Ouganda, d’une part nos l’interlocuteurs qualifient ce cas d’une annonce politique. D’autres part, le ministre de la santé provinciale, l’équipe d’urgence de riposte et l’INRB ont tous annoncé ce cas mais depuis cette annonce un silence accusateur selon la population locale si réellement le cas positif existe.

Mahagi-centre , cette commune congolaise périphérique de l’Ouganda connait ses habitudes ; l’agriculture suivie du commerce y est pratiqué comme à l’accoutumée, malgré cet État d’urgence. Les gestes-barieres ne sont pas pratiquement respectées à l’exception d’une église dans laquelle notre reporter a suivi la messe du dimanche 05 juillet située à environs 25 kilometres au sud de mahagi-centre.

Cette entité ne sera sauvée que par une forte sensibilisation, l’intervention des autorités et toutes parties prenantes dans la gestion de cette pendemie déjà déclarée avec un cas positif.

Par la rédaction lecoqdelest.com