Mahagi/ Religion: « Le monde entier crie sa souffrance en ce moment de Coronavirus, mais la souffrance et la passion n’ont pas le dernier mot. Le dernier mot, c’est la vie! » ( Mgr Sosthène AYIKULI)

L’évêque du Diocèse de Mahagi-Nioka a présidé une Eucharitie au sein de l’église cathédrale notre Dame de Lourdes de Mahagi, le dimanche 05 avril 2020. Ce, en souvenir de l’entrée de Jésus à Jérusalem, dimanche des Rameaux. Une messe retransmise en direct de la Radio Umoja. Mgr Sosthène AYIKULI y a invité les fidèles à découvrir le sens profond de la souffrance.

Pour le prélat catholique, la passion, la souffrance du Christ est un chemin de gloire.
 » Tout ne finit pas avec le vendredi saint. Tout ne s’arrête pas après les jours de la semaine sainte! Après la souffrance, après la passion, il y a la gloire, la résurrection », a prêché l’officiant. Mais le prédicateur a averti que cela ne vaut davantage que quand on se réfère comme Jésus, au coeur de la souffrance, à Dieu.

« Jésus en effet, au plus profond de la souffrance, a crié: ‘Père, si c’est possible, que cette coupe passe loin de moi. Cependant, non pas ma volonté, mais la tienne! », a remarqué l’officiant.

L’évêque a établi, ensuite, a un lien entre le cri du monde marqué par le Coronavirus Covid-19 et le cri du Christ sur la croix.

 » Chacun de nous porte une souffrance dans son coeur; chacun de nous a sa passion. Le monde entier crie sa douleur. En ce moment de Coronavirus, Covid-19, comme le Christ, nous crions: ‘Notre Dieu, notre Dieu, pourquoi nous as-tu abandonnés?’ Mais comme le Christ, que notre cri ne manque pas d’espérance! Même si la souffrance est forte, même si tout semble sombre, même si nous ne savons pas comment ça va finir, sachons que la souffrance n’a pas le dernier mot, la passion n’a pas le dernier mot!
A cause du Christ, à cause de l’amour de Dieu, le dernier mot, c’est la gloire, c’est la résurrection, c’est la vie qui ont le dernier mot. Tout ira pour le mieux! », a rassuré le prédicateur.

Le prélat a terminé la messe en invitant les fidèles à se convaincre que le plus grand don, le don qui surpasse tout en valeur, c’est la vie et la vie éternelle.
« Personne d’autre ne peut nous faire ce don sinon Dieu seul », a conclu le pasteur de Mahagi-Nioka.

Seuls les prêtres et religieuses de la colline de Mahagi ont pris part physiquement à cette Eucharistie du dimanche des Rameaux pour raison de distanciation imposée par le Coronavirus.

Jean-Claude Ubegiu